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Lutte contre les pesticides non homologues: 322 cartons saisis à Dano

La Direction Provinciale de la police nationale du Ioba a mis la main sur un important lot de pesticides non homologués, qu’elle a remis aux autorités en charge de l’agriculture le vendredi 28 juillet 2017.

Ce sont 322 cartons contenant chacun 12 litres de produis toxiques saisis par la direction provinciale de la police nationale du Ioba. Les cartons etaient composés d’herbicides et d’insecticides. Ils ont été remis au ministre de l’agriculture et des aménagements hydrauliques, Jacob Ouédraogo, le vendredi 28 juillet à Dano. Selon le directeur provincial de la police, ces produits seraient venus du Ghana voisin. Ils ont été pris aux mains de personnes n’ayant pas d’agrément de commercialisation de pesticides sur le territoire burkinabè. Après un contrôle opéré par les  techniciens en la matière, les produits ont été déclarés dangereux pour les cultures et  l’environnement en général.

Le ministre Jacob Ouédraogo a salué cette action de la police et appelé  la population à  la vigilance. Ce fut l’occasion pour Jacob Ouédraogo de rappeler que depuis le 15 mai 2017 l’importation et la commercialisation des pesticides sont reglementées par une loi. Quant aux produits saisis, le ministre a affirmé qu’ils seront incinérés avec toutes les précautions qui siéent.

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9e Assemblée générale du Conseil national de sécurité alimentaire : Des décisions pour renforcer la prévention et la gestion des crises alimentaires

La 9e session ordinaire de l’Assemblée Générale du Conseil National de Sécurité Alimentaire (AG/CNSA) s’est tenue le jeudi 20 juillet 2017 à Ouagadougou.

Environ cent cinquante (150) participants, représentants les structures membres du CNSA, ont pris part à la 9e session ordinaire de l’Assemblée Générale du Conseil National de Sécurité Alimentaire (AG/CNSA). Cette session était placée sous le thème « Prévention et gestion des crises alimentaires et nutritionnelles : quelle stratégie pour une résilience des populations vulnérables ? ». En effet, pour le compte de la cérémonie d’ouverture, le Gouverneur de la région du Centre, Joachim SOMDA, dans son mot de bienvenue, a souligné que ce thème  se justifie par un contexte de plus en plus marqué par des chocs exogènes qui frappent les couches les plus vulnérables. Pour ce faire, il a formulé  le vœu de voir  sortir de cette session des recommandations pertinentes au profit des populations vulnérables à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition.

La Secrétaire Exécutive du CNSA, Bénédicta OUEDRAOGO,  a souligné que malgré les efforts de l’Etat et de ses partenaires en matière de prévention et de gestion des crises alimentaires et nutritionnelles, un certain nombre d’insuffisances et de difficultés persistent et limitent l’atteinte des résultats. Ainsi, elle invite les acteurs à un examen critique de cette question qu’elle juge assez cruciale au regard de la récurrence et de la chronicité des crises alimentaires et nutritionnelles que connaît notre pays.

Le représentant de la FAO, porte-parole des partenaires techniques et financiers,   Aristide OBAME,    a reconnu que le présent thème est plus que d’actualité car la résilience des moyens d’existence des populations permet d’aider les plus vulnérables à parvenir à la sécurité alimentaire et à échapper à la faim.  Il a également mentionné que malgré les acquis déjà engrangés, des efforts restent à fournir pour la résilience des populations et la définition des rôles des parties prenantes.

  1. OBAME a suggéré fortement des points de réflexion relatifs à l’opérationnalisation des priorités résilience pays ; au renforcement de l’analyse de la situation alimentaire et nutritionnelle avec des agrégats pertinents, à l’amélioration des mécanismes de ciblages des personnes vulnérables ; à la promotion des actions d’assistance non conditionnelle au profit des plus vulnérables pendant la période de soudure ; à la gestion efficace et efficiente du Fond d’Appui à la Sécurité Alimentaire ; à la promotion des mécanismes communautaires de gestion des risques ;  à l’investissement dans l’agriculture intelligente et à la constitutionnalisation du droit à l’alimentation.

Dans son discours d’ouverture, Monsieur Jacob OUEDRAOGO, Ministre de l’Agriculture et des Aménagements Hydrauliques, a rappelé le contexte de la tenue de cette session qui s’inscrit en droite ligne dans le processus de mise en œuvre du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES). Il a indiqué que malgré les performances réalisées durant la campagne 2016-2017, les populations demeurent confrontées au défi de la sécurité alimentaire et nutritionnelle notamment dans les zones à risque. Cette situation interpelle plus au redoublement des efforts pour plus de complémentarité, d’harmonisation et de cohérence des interventions, afin de sortir les populations vulnérables du cercle de la pauvreté.  La neuvième session ordinaire de l’Assemblée Générale du CNSA est l’occasion offerte pour discuter des défis dans la prévention et la gestion des crises alimentaires et nutritionnelles afin que des perspectives communes soient dégagées, a-t-il précisé.

Au cours des travaux, les participants ont examiné les mécanismes actuels de prévention et de gestion des crises alimentaires et nutritionnelles en cohérence avec l’impératif de résilience des populations face à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition. Pour ce faire, ils ont eu droit à quatre communications portant sur « l’état  de la mise en œuvre des décisions et recommandations de la huitième session ordinaire de l’AG/CNSA »,  « la situation alimentaire et nutritionnelle courante »,  « la prévention et gestion des crises alimentaires et nutritionnelles : quelle stratégie pour une résilience des populations vulnérables ? »,  «  la méthodologie consensuelle de ciblage des personnes vulnérables et résultats de l’enquête pilote ».

A la lumière des défis de la sécurité alimentaire et de  l’analyse du mécanisme actuel de prévention et gestion des crises alimentaires et nutritionnelles, la neuvième session ordinaire de l’AG-CNSA a pris deux décisions majeures. Il s’agit de l’orientation des outils et de la méthodologie de ciblage pour les adapter au contexte de la sécurité alimentaire et nutritionnelle  et de la prise en compte des actions de résilience opérationnelles dans les stratégies de sécurité alimentaire et nutritionnelle.

La neuvième assemblée générale du CNSA s’est refermée sur une note de satisfaction et sur fond d’engagement pour la mise en œuvre efficiente des décisions prises.

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SONAGESS: Signature de contrat avec les étuveuses de riz bu Burkina

Le 1er juillet 2017 à Bobo-Dioulasso, la Société Nationale de Gestion de Stock de sécurité alimentaire (SONAGESS) a organisé un atelier d’échanges avec les principaux acteurs de  la chaine de production et de transformation du riz paddy. L’objectif était de parapher un contrat portant sur la livraison du riz avec ces acteurs. Ces échanges ont connu la présence du directeur général de la SONAGESS ainsi le directeur régional de l’Agriculture des Cascasdes.

Il y a plus d’un mois les principaux acteurs de la chaine de transformation du riz paddy interpellaient la Société Nationale de Gestion de Stock et de sécurité alimentaire (SONAGESS) à travers la presse sur les difficultés d’écoulement de leur stock.  L’occasion faisant le larron, la SONAGESS a organisé cet atelier d’échanges pour renouer le partenariat avec l’ensemble des unions d’étuveuses de riz du Burkina sous la coordination de l’Union Nationale des Etuveuses de Riz du Burkina (UNERIZ) et procédé à la signature de contrats avec ladite union.

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Les contrats qui ont été paraphés ce jour, a indiqué le directeur général de la SONAGESS, ont porté sur la livraison de 880 tonnes de riz étuvé d’une valeur de 290 400 000 francs CFA. Ces contrats viennent renforcer un partenariat qui a déjà mobilisé plus de 4 850 tonnes de riz étuvé entre 2012 et 2016 d’une valeur de plus de 1 554 000 000. Le directeur général a précisé que la signature de ces documents marque la confirmation d’un protocole avec les étuveuses qu’ils souhaitent toujours dynamique, stable et durable.

La SONAGESS réitère son engagement à acquérir la totalité de ses besoins en riz étuvé avec exclusivement les femmes et les unions d’étuvage de riz. Le riz collecté servira à approvisionner d’une part les structures consommatrices de l’Etat, et d’autre part les boutiques témoins. Pour cela, la SONAGESS est tenue du respect strict des délais contractuels de livraison avec ces différentes structures.

Au cours des échanges, la vice-présidente de l’UNERIZ a souligné que même avec la signature de ces contrats, leur structure enregistre des pertes au niveau du stockage. Les acteurs de l’union ont souligné également le fait qu’ils ont des difficultés avec la banque pour obtenir non seulement le prêt mais également pour rembourser les crédits contractés. L’Union atteste qu’elle doit payer à des banques d’ici fin septembre environs 30 millions de francs CFA. Pour cela, elle insiste sur le fait que la SONAGESS doit respecter le délai de livraison pour qu’elle puisse honorer leur engagement auprès des différentes banques.

Pour la Secrétaire permanente de l’UNERIZ, ces contrats permettent de rassurer leurs partenaires financiers. Elle ajoute qu’à l’avenir la SONAGESS doit améliorer la qualité de la prestation notamment au niveau de la livraison et des emballages.

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Protection des végétaux et du conditionnement: 3288 litres de pesticides prohibés saisis

Le mercredi 28 juin 2017, la brigade de recherche de Gendarmerie de Dédougou a présenté à la presse un lot de pesticides prohibés saisis entre les mains d’un transporteur. L’objectif de cette conférence de presse était d’informer l’opinion nationale sur les risques d’entrée de produits prohibés sur notre territoire. Cette conférence de presse a connu la présence de la Gendarmerie nationale de Dédougou et le Directeur de la Protection des Végétaux et du Conditionnement et du Secrétaire général de région.

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Dans la journée du 16 juin 2017 aux environs de 8 heures, suite à une information, la brigade de recherches de Gendarmerie de Dédougou a procédé à la saisie de 274 cartons de pesticides composés de 147 cartons de Supraxone équivalent à 1764 litres ; 37 cartons d’une gamme dénommée destroyer soit 444 litres et une autre variante de 90 cartons appelée Glycel de 1080 litre, soit au total 3288 litres, a précisé dans sa déclaration, monsieur Bakio Joseph,  l’Adjudant-chef major de la brigade nationale de Gendarmerie de Dédougou.

Ces produits prohibés étaient en provenance du Ghana et à destination de Torouba dans le département de Dédougou dans un véhicule fourgonnette qui est tombé en panne à quelques encablures de Dédougou sur l’axe Kari-Torouba, a précisé l’Adjudant-chef major.  Il est ressorti que le propriétaire de cette marchandise se nomme Kindo Zackaria, commerçant grossiste domicilié à Bobo-Dioulasso.

La gendarmerie a souligné que l’intéressé se rendait à la frontière du pays avec le Ghana et faisait embarquer les produits bien enveloppés dans un emballage en matière plastique de couleur noir qu’il transportait tardivement dans la nuit avec son véhicule fourgonnette conçus spécialement pour le transport de ces types de marchandises.

Ainsi, il ravitaillait ses clients dans les localités à forte production céréalière et cotonnière de la Boucle du Mouhoun. Il est à noter que ces produits prohibés sont vendus sur la place du marché à 32 500 francs CFA le carton de Glycel et à 27 500 francs CFA par carton pour les produits Supraxone et Detroyer.

Le commerçant est non détenteur d’un agrément, d’une autorisation préalable de commande, d’une autorisation préalable de vente et les pesticides ne sont pas homologués.

Monsieur le secrétaire général de région a précisé que cet acte posé par la gendarmerie protège nos producteurs et du même coup protège  notre environnement et nos productions.

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Le directeur de la protection des végétaux et du conditionnement, monsieur Ouattara Moussa a précisé que des initiatives sont en train d’être mises en œuvre pour réduire l’entrée de ces produits sur notre territoire. Il a souligné également qu’en perspective des contrôles sur l’ensemble des 13 régions sont en réflexion. Monsieur le directeur a souligné le fait qu’il faut insister sur la sensibilisation des acteurs.

Il a évoqué l’existence d’un guide sur l’usage des pesticides traduit en 3 langues. On note avec les acteurs de la Direction de la protection des végétaux et du conditionnement (DPVC) que les postes de contrôles seront multipliés, les centres de toxico vigilance seront opérationnalisés et des contrôles inopinés incessamment lancés.

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AGRICULTURE CLIMATO-INTELLIGENTE: Jacob OUEDRAOGO expose la vision du Burkina Faso à Rome

Le Ministre de l’Agriculture et des Aménagements Hydrauliques, Jacob OUEDRAOGO, participe à la 40e Conférence de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), sur le thème « Changement climatique, agriculture et sécurité alimentaire », du 03 au 08 juillet 2017 à Rome. Dans une déclaration faite dans la soirée du lundi 03 juillet, le ministre OUEDRAOGO a exposé la vision de son pays dans la gestion des risques climatiques et l’atteinte de   la souveraineté alimentaire.

Face au changement climatique, le gouvernement burkinabè a pris plusieurs mesures aussi bien en termes de prévention que d’intervention, a dit le ministre de l’Agriculture et des Aménagements Hydrauliques, Jacob Ouédraogo, à la quarantième conférence de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), le 03 juillet 2017 à Rome en Italie.

Mieux, le Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) du Burkina Faso a fait de la gestion des risques climatiques et du renforcement de la résilience des ménages agricoles une priorité, a soutenu le Ministre Jacob Ouédraogo. Cet engagement se concrétise   par la récupération des terres agricoles dégradées, l’amélioration de la fertilité des sols par la production et l’utilisation de la fumure organique, puis la mise en place progressive de l’assurance-récolte, entre autres.

En faveur des ménages et des communautés, les interventions prévues portent sur l’aménagement de périmètres irrigués et de bas-fonds aménagés, la construction de barrages et de petites retenues d’eau, la promotion du warrantage et l’information sur les risques agricoles.

L’exécutif burkinabè a aussi élaboré et mis en œuvre un plan de réponse et de soutien aux personnes vulnérables pour améliorer leur résilience face aux effets néfastes du changement climatique. Pour l’année 2017, le coût global du plan est de 21 milliards de Francs CFA, soit 32 millions d’Euro.

Par ailleurs, le Burkina Faso a souscrit à la mutuelle panafricaine de gestion des risques agricoles dénommée « Africa Risk Capacity –ARC- ». Il s’agit    de garantir la prise en charge des personnes touchées par des sécheresses extrêmes. L’appartenance de notre pays à l’Alliance Globale pour la résilience (AGIR) est censée renforcer ses capacités de riposte et de prévention de tout choc climatique.

Autant de mesures égrenées, à la tribune de la FAO, par le ministre Jacob OUEDRAOGO, et prises pour juguler les risques liés à la sécheresse, aux inondations, à la volatilité des prix des céréales, aux risques phytosanitaires et à une moindre mesure aux risques fonciers. Ces chocs qui maintiennent les ménages agricoles, surtout les exploitants agricoles familiaux, dans un cycle de précarité alimentaire.

« Au Burkina Faso par exemple, en termes de coûts, ces facteurs climatiques ont causé pour les trois céréales traditionnelles (mil, mais et sorgho blanc), des pertes totales d’une valeur moyenne de plus de 33 milliards de FCFA entre 2005 et 2012 », a ajouté le ministre OUEDRAOGO.

A la FAO, l’un des principaux soutiens du Burkina Faso dans sa lutte pour la souveraineté alimentaire, M. OUEDRAOGO a réitéré ses remerciements. Il a aussi salué l’ensemble des délégations présentes pour leurs efforts inestimables en vue de promouvoir une agriculture climato-intelligente à même de répondre au besoin de consommation des ménages. Il a, en outre, félicité le Sénégal dont la candidature a été retenue pour abriter le bureau sous régional de la FAO, tout en lui assurant de l’engagement du Burkina Faso à l’accompagner dans le combat commun contre la faim.

La conférence de la FAO a pour objectif de réunir les représentants des Etats membres en vue revoir et voter le programme de travail et le budget de l’institution et de discuter de nombreuses questions pressantes. A cette 40e session, les participants traiteront de l’atteinte de l’objectif mondial faim zéro, les pénuries d’eau, la sécurité alimentaire et l’évolution du climat au Proche-Orient et en Afrique du Nord, la lutte contre la faim dans les pays touchés par des conflits, le rôle du développement rural dans la résolution du phénomène migratoire, etc.

Direction de la Communication/Ministère de l’Agriculture et des Aménagements Hydrauliques.

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Emplois des jeunes en Afrique: des décideurs préconisent le retour à la terre

Le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques, Jacob OUEDRAOGO, participe à la 2e conférence ministérielle de l’agriculture Union africaine – Union européenne, ouverte ce dimanche 2 juillet 2017 à Rome, au siège de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).  Cette rencontre organisée conjointement par la commission de l’Union africaine, la commission de l’Union européenne et la présidence estonienne porte sur « l’agriculture durable, un avenir pour la jeunesse africaine ». Elle doit aboutir à des conclusions fortes pour plus d’investissements dans le secteur rural en vue d’un meilleur avenir pour la jeunesse africaine. Devant ses pairs, le ministre Jacob OUEDRAOGO va exposer la stratégie nationale de création d’emplois par le biais de l’agriculture.

A cette rencontre participent plus de quarante (40) ministres africains et européens de l’agriculture. La délégation burkinabè conduite par le ministre Jacob OUEDRAOGO comprend Mme Joséphine OUEDRAOGO, ambassadrice du Burkina Faso à Rome, Mme Alice SIDIBE, représentante permanente adjointe de notre pays auprès de la FAO et du PAM et M. Amos KIENOU, Directeur général des études et statistiques sectorielles (DGESS) du ministère en charge de l’Agriculture du Burkina Faso.